La Mélipona, L’abeille des Mayas

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C’est une abeille sacrée par les mayas que vous pouvez retrouver sous les tropiques ( du Mexique jusqu’en Argentine, en océanie Australienne, Afrique Subsaharienne, en Asie).

Ces abeilles qui peuvent à la fois être de la taille d’une mouche ou de la taille d’une abeille géante sont des pollinisatrices clés. Il existe 500 espèces différentes et elles sont la clé des pollinisation en forêt équatoriales. Env. 38% de la flore amazonienne serait concernée, une plante sur deux serait fécondée par une seule espèce d’abeille notamment la fleur de Vanille.

En maya elle est appelée, entre autres, xunáan kaab (voir xunán kab), composés des mots « dame, matrone » et « abeille, miel ».

Elles sont donc essentielles pour garder les forêts et la biodiversité en bonne santé. Le rôle des abeilles mélipones, tant social qu’économique, doit nous pousser à les protéger

La Melipona beecheii domestiquée par les Mayas est certainement l’abeille dont rêvent tous les apiculteurs. Effectivement, cette dernière est dépourvue de dard et donc, elle ne pique pas.

Les mélipones n’ont pas de dard, ce dernier étant atrophié. Étant donné qu’elles ne piquent pas, en cas de danger, il arrive que certaines se montrent agressives et mordent[1], le système de défense par piqûre étant donc remplacé par la morsure.

Elles ne piquent pas et sont donc plus dociles. Cette docilité rend les Mélipones très intéressantes quand il s’agit de “travailler” avec elles.Chaque genre voire sous-genre a une entrée d’architecture différente. Contrairement aux mélipones du genre Melipona qui fait de simples trous pour l’entrée de la ruche, les abeilles du genre Trigona font des entrées en forme de tube. L’absence de dard fait qu’il est très facile pour les méliponiculteurs de travailler avec ces abeilles.

On retrouve des ruchers couverts en forêt tropicales ou les apiculteurs les exploitent dans des ruchettes en bois par division, leur nid est constitué d’un mélange de cire propolisée par les apports des essences tropicales. Le nid est d’une structure compacte organisé comme le nid du bourdons Bombus par un ensemble de cellules inversées contenant le nectar tropical ou du nid à couvain.

L’exploitation du miel reste délicate et les récoltes minimes se font par aspiration avec une seringue.

Dans certaines régions d’Amérique, l’abeille mélipone est menacée d’extinction par divers facteurs : la déforestation, les cultures transgéniques et les pesticides qui atteignent des sommets inquiétants notamment dans la péninsule du Yucatan[3].

Les ruches ou ruchers des mélipones sont appelés les méliponaires. Elles stockent le miel dans des sortes de pots de stockage construits en pyramides. Certains chercheurs émettent l’hypothèse que les temples des Mayas ont été construits à leur ressemblance[1].

Les abeilles, notamment les Meliponas, étaient vénérées par les Mayas dans la péninsule du Yucatan à travers la représentation de Ah Mucan Cab, le dieu du miel. Les peuples précolombiens du sud du Mexique pensaient que les dieux leur avaient confiés les abeilles afin de fabriquer le « balche », boisson permettant de rentrer en communication avec les dieux. Les Mayas utilisent toujours le miel dans la cuisine et dans la médecine.

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